LA LÉGENDE DE L'AÇAÍ

Il y a fort bien longtemps, dans une forêt d’Amérique du Sud, vivait une tribu. Cette tribu indienne subissait une terrible famine. Son chef, Itaki, fût  alors contraint de prendre une terrible décision pour palier à ce fléau.
Sa tribu devait sacrifier toutes les filles nouveau-nées afin d’éviter l’augmentation de la population et la famine. Mais le sort s’acharna contre Itaki, car sa propre fille, la princesse Iaçä, mit au monde une magnifique petite fille. Mais cette petite fille fût, elle aussi, sacrifiée.
Sa mère Iaçä, désespérée, s‘enferma chez elle et pleura jours et nuits. Cette princesse ne pleurait pas que la perte de sa fille, mais tous les enfants sacrifiés. Alors elle implora Tupä (messager des dieux dans leur panthéon) de montrer à son père le moyen d’aider son peuple et ainsi d’arrêter les sacrifices des filles nouveau-nées de la tribu.

Quelque temps après, par une nuit de pleine lune, Iaçä, entendit les pleurs d’un enfant. Elle sorti dans la nuit, se dirigea vers la forêt, d’où venaient les pleurs. La princesse s’arrêta devant un grand palmier, stupéfaite, car là, se tenait debout devant elle sa fille souriante. Elle courut dans sa direction pour la prendre dans ses bras. C’est alors que sa fille disparut mystérieusement. Le lendemain, on retrouva le corps d’Iaçä, sans vie, étreignant le tronc d’un palmier, un large sourire aux lèvres et les yeux tournés vers le sommet de l’arbre qui débordait de petits fruits foncés.

Itaki, sous le choc de cette nouvelle perte, ordonna alors le ramassage de tous les fruits que montrait sa fille dans la mort. Ils préparèrent les fruits et obtinrent un breuvage de couleur rougeâtre qui servi à nourrir toute la tribu et à en finir avec la famine.
Cette boisson fut nommée Açaí en hommage à sa fille (Iaçä à l’envers) et, à partir de ce jour, plus aucun enfants ne fût sacrifiés

Fermer le menu